La Competition

Voici les films culte sélectionnés en Rétrospective au Festival International du Film Culte de cette édition 2017 :

BARBARA de Mathieu Amalric

SANS ADIEU de Christophe Agou

POUR LE RECONFORT de Vincent Macaigne

BRIGSBY BEAR de Dave McCary

JEANNETTE, L’ENFANCE DE JEANNE D’ARC de Bruno Dumont

BONHEUR ACADEMIE de Alain Della Negra, Kaori Kinoshita

LE MOT DE LA PROGRAMMATRICE

« La vie c’est comme la bicyclette, il fat avancer pour ne pas perdre l’équilibre ». Albert Einstein

L’année dernière, le Festival International du Film Culte avait lancé le pari osé de proposer une Compétition composée de films inédits au « fort potentiel culte ». Force est de constater que de nombreuses œuvres sélectionnés lors de la première édition ont été plébiscitées par la suite, tant par la critique que par le public. En témoigne notamment les Magritte obtenus par le film belge « Je me tue à le dire » que nous avions sélectionné: Meilleur scénario pour l’auteur-réalisateur Xavier Seron, Meilleur Acteur pour Jean-Jacques Rausin ou le succès de « Willy 1er » qui après avoir remporté le Grand Prix du Film Culte 2016, s’est vu récompensé par de nombreux prix dans les festivals (dont le Prix d’Ornano- Valenti au Festival Américain de Deauville- ou L’Amphore d’Or et L’Amphore du Peuple au Festival International Grolandais)… 

Galvanisés par cette expérience, nous sommes donc repartis avec d’autant plus de curiosité et de joie à la recherche de ces « films culte de demain ». Tout en étant à l’affût d’écritures cinématographique audacieuses, de point de vue innovants, nous avons été cette année particulièrement réceptifs aux films qui portent un regard singulier sur… la volonté. Nous avons eu envie d’en faire l’éloge et de proposer au travers de cette sélection six façons différentes de répondre à la question : « Et vous, qu’est ce qui vous tenir dans la vie ? ». 

Pour Barbara, c’est son public avant tout, et ce qu’il lui procure. Pour James, le héros de « Brigsby Bear » c’est l’envie de créer pour achever ce que son aïeul a commencé. Pour Claudette et ses semblables paysans du Forez dans « Sans Adieu » c’est de rester digne, de conserver ce qu’ils ont construit. Pour Jeannette, c’est la foi qui lui donne l’idée, l’envie et la force de combattre. Pour les personnages de Macaigne c’est de rester groupés, et enfin pour ceux de « Bonheur Académie » c’est de chercher encore et toujours une forme d’harmonie. Mais le public de Barbara la dévore ; ce que termine James s’avère être l’œuvre d’un menteur ; la mondialisation met les paysans à genoux ; presque tous prennent Jeannette pour une illuminée; les personnages de Macaigne ne font que se déchirer; ceux de « Bonheur Académie » passent plus de temps à se chercher les uns les autres qu’à faire l’expérience du moindre équilibre… 

En filigrane de ces destins, une chose nous frappe : tout ce qui nous fait tenir dans la vie est à la fois poison et antidote.  Inutile alors de juger, de vouloir examiner la viabilité de nos raisons de vivre. L’important c’est qu’elles nous animent, qu’elles mettent nos volontés en mouvement car si l’on avance, c’est qu’on n’est pas en train de tomber…

Anaïs Tellenne, programmatrice de la Compétition